Rendez-vous de l'UFR de Physique
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24.05.2019
Amphithéâtre Pierre Gilles de Gennes - Bâtiment Condorcet

Séminaire Général de Physique - avec Dimitri Roditchev 24 mai 2019

"Séminaire Général de Physique"

AMPHI PGG le vendredi 24 mai 10h
(café-croissants à partir de 9h45)

 

A l'amphithéâtre Pierre-Gilles de Gennes
Bâtiment Condorcet, niveau -1

Nous recevrons :
Dimitri Roditchev (LPEM-ESPCI et INSP-Sorbonne Université)

Titre : "La supraconductivité poussée dans ses retranchements"

Résumé :
Découverte en 1911 à Leiden (Leyde, Pays-Bas) par le chercheur hollandais Heike Kamerlingh Onnes et ses collaborateurs, la supraconductivité, phénomène quantique macroscopique par excellence, est aujourd’hui utilisée dans de nombreux domaines et dispositifs de pointe : scanners IRM, accélérateurs de particules, fusibles, câbles, magnétomètres ultrasensibles, bits quantiques d’information, parmi beaucoup d’autres. Bien que la plupart de ces applications se fassent aux grandes dimensions, parfois allant jusqu’à plusieurs centaines de kilomètres (câbles électriques supraconducteurs, par exemple), la nature quantique profonde de la supraconductivité fait appel aux échelles caractéristiques nanométriques. Et les scientifiques ont mis du temps à comprendre cela. Il a fallu attendre presque un quart de siècle après la découverte de Kamerlingh Onnes pour que la première longueur caractérisant un matériau supraconducteur, appelée longueur de pénétration λL, soit introduite par le
 s frères Fritz et Heinz London. Elle caractérise l’échelle à laquelle les courants électriques et le champ magnétique s’atténuent à l’intérieur d’un matériau supraconducteur qui les expulse vers sa surface. La deuxième longueur, dite de cohérence ξGL, parfois associée à la « taille des paires de Cooper », a été introduite par Vitaly Ginzburg et Lev Landau 15 ans plus tard, en 1950. Elle correspond à la plus petite échelle à laquelle la fonction d’onde à N-corps du condensat supraconducteur peut évoluer dans l’espace. En fonction du matériau, ces deux longueurs varient entre 1 et 1000 nm. La question simple se pose : la supraconductivité, existerait-elle dans des échantillons dont la taille dans une, deux ou toutes les trois directions devient plus petite que ces deux échelles caractéristiques ? Que se passe au-delà ou, plutôt, au-deçà ? Posées encore dans les années 50, c’est grâce aux progrès en techniques de microscopie à effet tunnel (STM), d’une part, et de nano-fab
 rication, d’autre part, que les réponses directes à ces questions ont été récemment apportées dans les expériences qui seront discutées au cours de ce séminaire.


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Rendez-vous pour le café/croissants à partir de 9h45 :
Bâtiment Condorcet - espace de convivialité du niveau -1 (en bas de
l'escalier à vis)
10 rue Alice Domon et Léonie Duquet
Université Paris Diderot - UFR de Physique Paris 13ème.

A noter : prochains séminaires
sera annoncé ultérieurement

L'équipe du séminaire Général : C. Benoit, E. Boulat, S. Chaty, M. Durand, F. Gallet.

Archives des anciens séminaires

 

 

 

 

 

 

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